MARIE JOHANNA CORNUT
Vit et travaille à Toulousehttp://marie-johannacornut.tumblr.com/
Par des interventions simples, agrandissement, substitution de matériau ou encore re-contextualisation d’objets ordinaires, mon travail repose sur une forte capacité à transformer les espaces par des ruptures de plans, la pose d’obstacles ou encore la surprise. Il s’articule autour de la rupture et de la continuité. Sorte d’environnement, il se déploie dans des installations contextuelles interrogeant la notion d’espace et le rapport de l’œuvre à son public. En m’appuyant sur les caractéristiques architecturales d’un lieu, je m’attache à brouiller les repères formels et visuels pour inviter le spectateur à regarder le réel avec absurdité. Il participe de la performance, en utilise les ressources, sans se satisfaire de l’éphémère…
J’utilise parfois des codes qui appartiennent au monde du spectacle, non pas pour m’y référer, mais plutôt comme « outil » générateur d’un certain désenchantement. Puisant dans les objets du réel, Il s’agit la plupart du temps d’être spectateur de l’envers du décor plutôt que d’effets spectaculaires. Mon propos s’installe dans ce décalage entre projection et réalité. Ma volonté dans ces différentes productions est de goûter, d’analyser les traces qu’elles laissent sur les choses ou les êtres. Sorte de traces d’événements passés, la nostalgie accompagne souvent celles-ci : « Elle ne ramène que la déception toujours compensée par la promesse d’une déception nouvelle.» (Guy Debord, Société du spectacle.)
En lien avec le contexte d’exposition, mes environnements jouent sur les notions d’échec et d’irrésolu qui entrent en résonance avec l’espace, de sorte que le spectateur soit invité à trouver son propre point de vue. Comme une certaine volonté de retarder le retour à l’ordre, mes œuvres ont un caractère déceptif et mélancolique qui invitent le spectateur dans des émotions contradictoires, jusqu’à tromper leurs attentes.
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