NADIADESCHAMPS-BERGERVit et travaille à Québecmail personnel
site personnel En architecture, les intervalles lisses rendent plus probables l’apparition de nouvelles formes de vie. La planéité de la scène rend probable la chorégraphie comme la planéité du stade rend probable l’athlétisme. Le plan de sol raréfie le relief de la terre pour laisser libre cours aux trajectoires humaines. Je cherche de la place! Les endroits qui attirent le plus mon attention sont les surfaces, qu’elles soient planes ou accidentées, désertes où densément occupées. Je choisi toujours d’investir ces lieux pour imaginer des modes d’occupation originaux, ou rejouer des situations observées.
J’y déploie donc des rassemblements de signes en long et en large, souvent en volume. Ils parlent alors de cohabitation, d’anonymat, de négociation, d’indépendance, d’incohérence, de tout ce que provoque l’existence à plusieurs. Je guette les matières caractérielles... La finesse du papier, le flegme de l’eau, la mollesse du textile, les faibles convictions de la glace, la furtivité de la lumière, la molesse de la terre contre l’autorité d’un métal, la brillance d’un autre... Là où il y a densité, il n’y a pas forcément intensité.Toutes les surfaces sont caractérisées par une densité et une intensité d’occupation. Dans mes installations, je joue avec ce rapport de quantité et de qualité. Ainsi, les signes que je mets en jeu, quand ils sont vidés de leur contenu ou solitaires ne sont pas nostalgiques des origines mais sont plutôt en attente d’un contenu sensé ou d’une histoire à venir. Ils cherchent un sens, un contenu fort voulant avant tout éviter le mode signalétique qu’ils ont habituellement dans notre monde communicationnel. Chercher à petite échelle.Toutes mes installations ont fonction de maquettes. On peut toujours les transposer à une autre échelle. |
